Sous la présidence de Madame Edith Cresson
Nous voici arrivés à la fin de ce Cycle de Rencontres IRES, le premier, consacré à l'avenir de l'économie française, dans la perspective de contribuer au renouveau du débat syndical. L'originalité de ces Rencontres est fondée sur la combinaison des trois choix suivants que nous avons faits :
- privilégier l'entrée par l'entreprise, avec l'étude de cas concrets (Danone, Alstom, Toyota, Saint-Gobain, Air France/KLM, Airbus, des PME, etc.) : la condition pour comprendre au plus près les réalités économiques et sociales ;
- porter un regard multiple (dirigeants d'entreprise, responsables syndicaux, chercheurs, experts nationaux et européens, etc.), sur le monde du travail, en partant de l'amont du processus productif, avec l'étude des stratégies des firmes, pour, ensuite, en saisir les effets sur leur gouvernance, les relations sociales, les processus d'innovation, l'emploi, le travail, les territoires d'implantation : la condition pour favoriser une démarche des acteurs concernés, fondée sur l'anticipation collective et non sur l'adaptation sous contraintes, qui reste dominante ;
- éclairer l'étude des comportements des entreprises par la prise en compte des mutations du système productif et des politiques publiques mises en œuvre aux différents niveaux (territorial, national, européen) : la condition pour saisir la complexité de l’environnement des entreprises.
Les apports de ce Cycle contribuent à une compréhension renouvelée de trois grandes problématiques, présentes dans le débat public, qui ont traversé nos travaux :
- les effets contrastés de l'internationalisation des entreprises françaises sur la croissance,
- le poids croissant de la financiarisation sur les relations sociales et les stratégies des entreprises,
- la transformation du travail et ses conséquences sur l'emploi.
Sur ces différentes questions, une séance spéciale réunissant les responsables des différentes organisations syndicales a permis de confronter leurs préoccupations, leurs analyses et leurs orientations, et de dégager en particulier des convergences intéressantes pour l'avenir du dialogue social.
Au cours de cette séance conclusive, nous rendrons compte d'une première synthèse de nos travaux, que nous soumettrons au regard de grands témoins aux expériences fort différentes (un chercheur, un dirigeant d'entreprise, un syndicaliste), et des participants. Aussi, cette séance sera organisée autour des deux séquences suivantes :